Bilan psychométrique

Test de QI / Haut Potentiel Intellectuel / HPI

Lorsque les scores aux test de QI standardisés sont exceptionnellement hauts.

Pourquoi passer un test de QI ?

Le test de QI est l’un des outils psychométriques les plus éprouvés et robustes que l’on puisse trouver dans le domaine de la psychologie. Si dans notre région on parle essentiellement de la WAIS IV (pour les adultes) et de la WISC V pour les enfants, il en existe d’autres à travers le monde comme le Stanford Binet, le Kaufman Assessment Battery for Children (K-ABC), le Cattell, etc… Ces tests ont été développés par des chercheurs qui estimaient que les collègues / prédécesseurs / concurrents avaient une vision différente de la leur concernant les capacités cognitives. Malgré des modèles théoriques différents, ces tests présentent des corrélations élevées, suggérant qu’ils captent en grande partie une dimension cognitive commune..

Qu’est-ce que cela signifie ?

Et bien qu’elles mesurent à priori la même chose.

Est-ce que c’est ça, l’intelligence ?

Si c’était si simple, les chercheurs auraient appelés ce concept « Intelligence ». Mais ils préfèrent parler de facteur g. Oui, malgré toute l’importance que cela peut revêtir, avec un g minuscule. La raison en est peut être simple: personne n’est en mesure de définir précisément ce qu’est l’intelligence: chacun en a sa propre version, sa propre interprétation, y inclut certains aspects et en exclu d’autres. Le facteur g, pour « général », est donc ce « souffle » cognitif qui insufflerait des fonctions plus opérationnelles. En d’autres termes, par exemple, faire un calcul, c’est la conjonction de l’application de règles mathématiques, plus ce supplément cognitif. Supplément qui n’est pas spécifique à une matière ou activité, mais qui s’applique de manière plus transverse aux autres fonctions cognitives.

Donc quel est la finalité ?

Quand on assimile que le score d’un test de QI est l’abstraction simplifiée de plusieurs critères indépendants, un test de QI prend tout son sens: les différents indices (Compréhension verbale, Raisonnement perceptif, Mémoire de travail, Vitesse de traitement pour ce qui est des adultes) permettent d’objectiver à quel point on a des facilités ou non par rapport à une population de référence. Lorsqu’on a établi une norme et que l’on sait ou se positionner par rapport à cette norme, avec la bonne posture, on peut ainsi asseoir une certaine confiance en ses capacités, ou une meilleure stratégie face à ses difficultés.

Exemples de motivations

  • Bilan plus global (Neurodéveloppemental ou non)
  • Questionnement sur ses compétences cognitives
  • Exigences scolaires (i.e. critères d’éligibilité pour certaines écoles)
  • Demandes de l’AI

Les Mythes ont la vie dure

Le test de QI et le Haut Potentiel Intellectuels sont sources de très nombreuses croyances, fantasmes et critiques, parmi lesquels:

  • Le HPI est source d’échecs / de problèmes (c’est en fait l’opposé)
  • Le HPI est synonyme d’Intelligence : vu que l’on ne réussit pas à faire coïncider les définitions de l’intelligence, on le confond avec les compétences (ce qui est le cas avec le modèle des intelligences multiples de Gardner) ou avec tout autre concept. C’est pourquoi j’utilise plus volontiers le terme de Haute Performance Cognitive
  • Le HPI est moins important que le HPE (émotionnel): les deux facteurs ont des fonctions différentes et complémentaires, et revêtent chacun une importance en fonction de la situation. De plus, les recherches récentes tendent à prouver que les deux facteurs sont très fortement corrélés.

Ce que vous pouvez faire ensuite

Savoir quoi faire du score est un point clé dans la démarche. D’une part il est bon de se concentrer sur la distribution des indices qui composent ce résultat, car ce sont ces sous-domaines qui donnent la véritable saveur de votre fonctionnement cognitif.

Ensuite il se peut que vous passiez par une période de relecture de votre vie et des événements importants qui l’ont jalonnée: choix professionnels, amoureux, choix de vie, parcours scolaire… Il peut être intéressant de partager cette relecture et vous aider à traverser cette nouvelle vision de vous-même.

Déroulement d’une évaluation en trois étapes

  • Anamnèse. Passer un test de QI en tant que tel est toujours inscrit dans une démarche qu’il est indispensable de connaitre, notamment face aux enjeux qu’elle représente pour le candidat. Un haut QI n’est jamais un problème en soi, bien au contraire, il agit plus en facteur protecteur. Mais sans une bonne connaissance de soi, il peut masquer certaines difficultés comme des choix professionnels compliqués, de l’anxiété, une gestion émotionnelle parfois inadaptée, une confiance en soi érodée.
  • Déroulement du test: il se déroule sur une session, pendant une période maximum de 2 heures. La variété des épreuves vise à diminuer la fatigue, et de courtes pauses sont envisageables en fonction des besoins. Il est conseillé de planifier un rendez-vous à une heure qui vous est favorable.
  • Restitution: généralement 1 à 2 semaines plus tard, nous nous retrouvons afin de vous présenter les résultats et ce qu’ils représentent. On oublie souvent que le test ne se cantonne pas aux chiffres et aux résultats, mais il s’inscrit dans la démarche avec les besoins formulés ou non, ainsi que les observations faites durant le déroulement des épreuves.